chroniques-du-ays-d-us-la-danse-du-naga-andrea-schwartz
Adultes, Fantasy, Lecture décevante, Numérique, Roman, Schwartz Andréa

Chronique du Pays d’Us #1 : La Danse du Naga – Andréa Schwartz

Fantasy / Adultes


les-chroniques-du-pays-d-us-tome-1-la-danse-du-naga-andrea-schwartzRésumé :
Savar Sonna est un Dach. Dans la hiérarchie sociale du pays d’Us, il appartient à la caste la plus basse – celle des exorcistes, des ensorceleurs, des interpréteurs de l’au-delà.
Lorsque le banquier Galadin est retrouvé raide mort dans sa maison, c’est Savar que l’on envoie réaliser les derniers rites ; une mort comme une autre, pense-t-il, et ce même si la famille du défunt crie au meurtre.
Mais très vite, l’opulence de la maison marchande révèle une sombre machination : des monstres dans la savane, des âmes disparues et une main vengeresse, menaçant les fondations même du royaume d’Us.

Editions Rebelle, 2019
312 pages / 18,90 €


Mon avis :

J’ai découvert Andréa Schwartz en 2012 avec son premier roman Kel, et j’ai adoré les quatre tomes de cette série qui m’avait fait voyager dans un pays aux accents asiatiques. Dans Chroniques du Pays d’Us, l’autrice s’aventure cette fois dans une société qui m’a fait penser à l’Inde, avec un système de castes, un panthéon de nombreux dieux aux noms compliqués et des croyances liées à l’au-delà et à la réincarnation (influencée par notre position et nos actions dans notre vie actuelle).

Dans le Royaume d’Us, la plus basse caste est celle des Dach, les diseurs de mort, qui ne peuvent pas se réincarner après leur décès. Ils possèdent des dons magiques, mais sont pourtant détestés par tous et parqués sur des terres, sans possibilité de se mélanger avec les autres castes. Leur gagne-pain consiste à exorciser l’âme des morts, un métier qu’ils ne choisissent pas et qui leur permet à peine de vivre.

Le roman débute auprès de Savar Sonna, un Dach qui s’apprête à réaliser une oraison funèbre. Appelé par la famille du défunt en raison de leurs suspicions d’assassinat, il découvre grâce à sa magie (appelée ichor) que l’âme du trépassé s’est volatilisée… Chose qu’il n’avait encore jamais vue et qui nécessite de grands pouvoirs pour être réalisée. L’assassin n’est donc visiblement pas n’importe qui ! Cette découverte entrainement dans une sombre histoire de meurtres et de culte interdit, qui l’amènera à des découvertes sur la nature de l’ichor et de l’au-delà, et à remettre en cause les fondations mêmes de la société dans laquelle il vit : le système de castes, la religion, et bien plus encore…

Malgré cet univers riche et original, je n’ai pas accroché au roman comme j’avais pu le faire avec Kel. Dans les deux romans, la présence de nombreuses familles, ainsi que le système politique et religieux rend la lecture parfois complexe, et certains passages sont bardés de noms difficiles à retenir. Cependant, cela ne m’avait pas trop dérangé dans Kel, et j’avais pu m’y retrouver sans trop de mal, en lâchant un peu sur la compréhension de l’organisation des familles. Mais dans La Danse du Naga, j’ai eu davantage de difficultés à entrer dans l’histoire et à m’imprégner de l’univers. La manière dont l’autrice amène la découverte du système des castes est moins progressive, ce qui fait qu’on se retrouve un peu perdu au départ.

J’ai donc assez rapidement lâché sur ce point en me disant que je comprendrai plus en profondeur plus tard, mais ça n’a pas été vraiment le cas et je n’ai pas saisi toutes les subtilités, butant régulièrement au cours du roman sur des éléments de l’univers que je n’avais pas assimilés. Je me suis tout de même laissée portée au départ par la nouveauté, cet univers étrange, ce fonctionnement et cette culture que je ne connaissais pas. D’autant plus que l’histoire commence comme une sorte d’enquête, ce qui en fait un mélange intéressant de fantasy et de policier.

Malheureusement, l’attrait de la découverte s’est un peu essoufflé, et à plusieurs reprises pendant le roman, j’ai ressenti un manque d’intérêt pour l’histoire et les personnages. J’ai eu l’impression de survoler un peu l’histoire et de ne jamais vraiment y être complètement entré. J’ai également trouvé les personnages moins fouillés que dans Kel, même si le duo improbable formé par Savar et Juthor amène des situations intéressantes (ou cocasses^^). Je suis donc mitigée avec cette lecture, et je ne suis pas sûre de lire la suite. Je me réserve pour le cinquième tome de Kel 🙂

En bref :

La Danse du Naga est le premier tome d’un triptyque de fantasy qui se déroule dans un univers original, d’inspiration orientale / indienne. On y découvre une société fondée sur système de castes, avec un panthéon de nombreux dieux et une croyance bien ancrée de la réincarnation. Le récit est un mélange d’aventure et d’enquête aux accents surnaturels, avec comme protagonistes principaux un duo hétéroclite formée par un Dach, un diseur de mort (la caste la plus basse), et un guerrier parmi les plus hautes lignées du Royaume d’Us. Malgré l’attrait initial de cette fantasy originale, je n’ai pas réussi à rentrer totalement dans l’histoire et à apprécier l’univers, je suis restée en surface sans jamais bien y trouver mon compte. Certains aspects que j’avais pu laisser de côté dans Kel m’ont ici plus gênée, et je ne pense donc pas lire la suite.
6/10

2 réflexions au sujet de “Chronique du Pays d’Us #1 : La Danse du Naga – Andréa Schwartz”

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s