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Blackwing #1 : La marque du corbeau – Ed McDonald

Fantasy / Adultes


La-Marque-du-Corbeau-Blackwing-1-Ed-McDonaldRésumé :

Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois des profondeurs. Au coeur de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées attendent leur heure…

Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes aguerri, il est chargé de retrouvé une femme aux pouvoirs mystérieux, qui semble avoir mis au jour un inquiétant secret. Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Bragelonne, 2018
384 pages / 25 €


Mon avis :

Ce premier tome m’a fait replonger avec plaisir dans une fantasy, certes classique sur le fond, mais efficace et bien menée. Au départ, j’ai pourtant mis un peu de temps à vraiment rentrer dans le récit : j’ai trouvé le démarrage un peu long. Il y a de l’action dès le début, mais les enjeux n’apparaissent que bien plus loin, et pas mal d’éléments du background restent flous : le lecteur doit se contenter de savoir que certaines choses existent, sans pour autant les comprendre (bon et il faut avouer que j’ai lu le début par petits bouts quand mini-Trolle m’en a laissé le temps, ce qui n’a pas aidé…).

Passé ce premier tiers, je me suis facilement laissée emporter par le récit, qui ne manque ni d’action, ni de rebondissements ! Galharrow, le personnage principal, se retrouve mêlé à la guerre sans fin que se livrent les Sans-Nom et les Rois des Profondeurs, des quasi-Dieux qui ont d’immenses pouvoirs et pour qui la vie des hommes est bien peu de choses… On ne sait pas encore pourquoi, mais Galharrow est lié à Corbac, un Sans-Nom dont il reçoit des ordres pas très clairs (et transmis par un moyen un peu gore, je vous laisse découvrir ça^^) mais qu’il doit exécuter sans discuter ! Ce qui l’amène à découvrir les secrets cachés de la cité de Valengrad et à replonger dans son douloureux passé…

Comme je vous le disais, l’intrigue ne sort pas des sentiers battus, et le personnage principal est lui aussi assez classique : jeune noble à qui tout semblait sourire, plusieurs événements ont complètement changé Galharrow, devenu depuis un homme sombre qui prend plaisir à tuer et à se saouler tous les soirs. Mais derrière cette noirceur se cache un bon fond et une note d’espoir, ainsi qu’une sacrée ténacité ! Tout ce qu’il faut pour en faire un héros un peu bad boy, ce qui semble être en vogue ces dernières années dans la fantasy.

J’ai en fait surtout apprécié les personnages secondaires féminins : Nenn, combattante aguerrie au caractère bien trempée et fidèle à Galharrow, ainsi qu’Ezabeth Tanza, une magicienne de guerre très douée et une pro des mathématiques, à la fois déterminée et fragile, ce qui en fait une femme très intrigante ! J’aurai beaucoup aimé que l’auteur donne aussi la possibilité à ces personnages de s’exprimer avec un roman à plusieurs voix, mais j’imagine que le rendu aurait été bien différent. Ici on est plutôt sur une ambiance de fantasy épique du type David Gemmell, avec un récit centré sur un héros sombre et solitaire qui trimbale sa souffrance avec lui et qui va mener de grandes batailles dans une ambiance de fin du monde. Ceci dit, sans vouloir divulguer l’intrigue, le héros ici reste finalement bien impuissant par rapport aux forces qui s’affrontent, et cet aspect là du roman est plutôt original : le héros n’en est un que parce que Corbac semble avoir décidé de l’inclure dans ses plans, et non de par ses capacités en tant que telles. La suite nous dira si, finalement, Galharrow est un « vrai » héros ou non…

A mon sens, le point fort du roman se trouve principalement dans son rythme : le divertissement est garanti, et le dénouement spectaculaire, passage obligé pour une fantasy qui relate une bataille entre des quasi-Dieux. Le système de magie est assez original et basé sur la lumière, le « phos », qui peut être emmagasinée par les Fileurs (les magiciens) ou dans des sortes de conserves, des réservoirs à magie. Je regrette cependant que certains éléments de l’univers soient encore si flous, et le fonctionnement de la magie en fait partie, de même que les Promises (des sortes de démones ayant des esclaves sexuels), les Favoris (de puissants magiciens ayant l’apparence d’enfants), ou encore l’origine des Sans-Nom et des Rois des Profondeurs. De même, le système politique n’est pas du tout abordé dans ce tome ; ni la situation dans le reste du monde, dont on ignore tout, comme si Valengrad était la seule cité sur Terre. Sans compter un certain nombre de questions qui restent en suspens et qui seront, je l’espère, abordées dans le tome suivant.

En bref, j’ai passé un bon moment avec ce premier tome sans temps mort, et je lirai la suite avec plaisir 🙂

En bref :

Blackwing est un roman de fantasy épique dans la lignée d’un David Gemmell: un héros solitaire et désabusé, un peu bad boy, un univers sombre, une ambiance de fin du monde, de grandes batailles qui paraissent perdues d’avance, et un récit centré sur l’action. Ce premier tome se révèle assez classique sur le fond, mais efficace sur la forme : de nombreux rebondissements viennent rythmer la lecture et en renforcer l’attrait. J’ai tout de même trouvé le début un poil trop lent dans la mise en place des enjeux, mais la suite est entraînante, et il est difficile de résister à l’envie d’en savoir plus. Je suis par contre restée sur ma faim concernant pas mal d’éléments de l’univers encore très flous, et j’aurai apprécié avoir le point de vue des personnages secondaires féminins, que j’aime beaucoup ! J’espère que le tome suivant apportera son lot de réponses et de surprises 🙂
Pas mal
7,5/10

4 réflexions au sujet de “Blackwing #1 : La marque du corbeau – Ed McDonald”

  1. Je suis tout à fait d’accord avec toi : j’ai eu du mal à me laisser emporter par l’histoire au début mais, même si l’ensemble reste classique, j’ai beaucoup plus accroché à la fin du premier tiers. J’ai aussi bien aimé les différents complots et machinations mises en scène, mais effectivement j’ai eu du mal à comprendre ce qu’est vraiment le phos, et l’histoire générale de cet univers n’est pas beaucoup abordée. J’espère qu’on en saura plus dans le tome 2 !
    Merci de ton avis !

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  2. Mais tout le monde lit ce livre ^^ J’ai hésité à le prendre ce week-end vu qu’il y avait l’auteur mais mon panier était assez garni, je vais attendre le poche ou la bibliothèque !

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