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Adolescents / Young Adult, Lecture décevante, Mourlevat Jean-Claude, Roman, SF

Le combat d’hiver – Jean-Claude Mourlevat

Science-Fiction / Adolescents


le-combat-d-hiver-jean-claude-mourlevatRésumé :
Le combat d’hiver est celui de quatre adolescents, évadés de leur orphelinat-prison, pour reprendre la lutte perdue par leurs parents, quinze ans plus tôt.
Ont-ils la moindre chance d’échapper aux terribles « hommes-chiens » lancés à leur poursuite dans les montagnes glacées ? Pourront-ils compter sur l’aide généreuse du « peuple-cheval » ? Survivront-ils à la barbarie des jeux du cirque réinventés par la Phalange ?
Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, est de ceux qu’on dit perdus d’avance. Et pourtant.

Gallimard Jeunesse, 2006
331 pages / 15,50 €


Mon avis :

Voilà encore un roman pour lequel j’ai du mal à comprendre l’engouement suscité auprès des lecteurs. Quand je regarde sur Livraddict, je vois des notes élevées et des commentaires dithyrambiques sur ce roman, ce qui explique sûrement mon achat à l’époque (qui date de mai 2012, honte sur moi : quasiment six ans passés en PAL…). Maintenant que je l’ai lu, je peux le dire : je ne suis pas d’accord avec cette foule de lecteurs. Je n’ai pas trouvé que ce roman était particulièrement mauvais, mais il n’a rien d’extraordinaire non plus, et j’avoue être un peu déçue.

Sur la quatrième de couverture, on parle d’un combat pour la liberté que les quatre personnages principaux vont mener, marchant sur les pas de leurs parents. Alors oui, c’est un beau combat, plein de bons sentiments, d’espoir tremblant et de peur mêlés ; un combat vu par les yeux d’Helen et de Milos, avec leur vision d’adolescent un peu naïf quand même, il faut bien le dire. Chacun à sa manière, ils vont essayer de participer à la Résistance, même si concrètement, ce sont plutôt leurs amis Milena et Bartolomeo qui apporteront une vraie pierre à l’édifice… et uniquement parce que certains adultes sauront utiliser l’influence de leurs parents, assassinés par le régime en place – La Phalange, pour raviver la flamme de la rébellion au sein du peuple.

On a envie de croire à cette histoire, et je dois avouer qu’on s’attache assez facilement aux personnages d’Helen et de Milos, et même à certains personnages secondaires qu’on aimerait davantage connaître, comme Paula et Octavio, ou Monsieur Jahn. Et pourtant, j’ai été déçue par tout le reste, tout ce qu’il y a autour des personnages : l’univers est trop épuré, pas assez fouillé. On en sait tellement peu sur la Phalange, sur ce qui fait de ce régime un de ceux contre qui il faut lutter ! Idem sur certains peuples qui ont une place importante dans l’histoire comme les « hommes-chiens » et le « peuple-cheval », sur le pourquoi des orphelinats où les personnages vivent au début de l’histoire, sur les consoleuses, ou encore sur les arènes de gladiateurs qui sont soutenues par la Phalange.

Tout semble trop simple dans le déroulement de l’histoire, les difficultés sont éludées, les obstacles surmontés de manière trop facile à mon goût, ce qui fait qu’on se demande parfois pourquoi cette rébellion a mis quinze ans à arriver à ce stade-là. De même, les réactions et sentiments de la plupart des personnages sont bien trop rapides à émerger et à changer, ce qui rend l’intrigue moins crédible à mes yeux : entre celui qui tombe amoureux en quelques minutes jusqu’à en devenir dingue ; celui qui se morfond chez lui pendant des années et qui subitement après quelques paroles retrouve sa dignité et la force de se battre ; ou le peuple censé être effrayé par la Phalange, qui se retrouve galvanisé à l’extrême après un événements isolé qui lui rappelle une des figures de la Résistance passée… La liste est longue des passages qui m’ont fait tiquer pendant la lecture : des éléments qui ne sont pas de mauvaises idées en soi, mais qui sont à peine effleurées, sur lesquelles l’auteur est trop vite passé pour me convaincre.

C’est dommage, parce qu’il y a un petit quelque chose dans l’écriture qui arrive à nous toucher, et c’est sûrement pour ça que les personnages semblent si attachants alors qu’on en sait si peu sur eux.

En bref :

Malgré une écriture et des personnages touchants, je n’ai pas totalement adhéré à cette histoire de combat pour la liberté. Si les idées ne sont pas mauvaises, elles restent trop peu développées pour me convaincre. L’univers est à peine effleuré dans ce roman, et beaucoup d’éléments restent sans explications : certains sujets sont complètement éludés et bien souvent, les événements paraissent trop simples, et les obstacles trop vite surmontés. J’ai été déçue car au vu des commentaires glanés sur internet, je m’attendais à un chef d’oeuvre !
6/10

1 réflexion au sujet de “Le combat d’hiver – Jean-Claude Mourlevat”

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