Fantasy, Gaborit Mathieu, LC, Les Chroniques des Féals, Pas Mal

Le Roi des Cendres – Mathieu Gaborit

  • Le synopsis :

Partout à la surface du M’Onde, les Sombres Sentes prolifèrent, déversant des flots de Charognards. Les unes après les autres, les principales cités de l’Empire tombent sous le joug de l’ennemi… Les cavaliers des sables, bientôt rejoints par les Pégasins et les Aspiks, s’apprêtent à livrer un combat désespéré. Tandis que les derniers rescapés de la Tour écarlate d’Aldarenche s’enfuient dans le désert, emportant avec eux les cendres des phénix dont le feu leur permettra de forger les seules épées capables, peut-être, de triompher de la menace… L’ultime espoir repose sur les épaules de Januel. Le jeune Phénicier va combattre le mal au cœur même du royaume des morts…

  • Mes impressions :
Ce troisième tome s’inscrit dans la lignée des deux premiers, avec un univers toujours aussi riche et original. Après avoir découvert les particularités des Grifféens, des Draguéens, des Basiliciens, des Phéniciers, des Charognards et des Caladriens, nous rencontrons les Aspik, mais surtout les Licornéens et les Taraséens (seulement entraperçus dans les tomes précédents). J’ai tout particulièrement apprécié le premier tiers du livre, dans lequel on voyage aux côtés d’Ezrah, un Licornéen qui va jouer un rôle important dans la suite de l’histoire. Nous pénétrons également à l’intérieur d’une Tarasque, jusque dans son cerveau ! Un passage que j’ai dévoré mais qui est resté bien trop court à mon goût. Comme j’aurai aimé découvrir les secrets de la Tarasque et de la ville qui se dresse sur son dos !
Mais pas de temps à perdre à tergiverser dans ce tome, tout s’enchaîne très vite. C’est l’heure des grandes batailles, des révélations et des sacrifices. Des revirements de situation donc, aussi bien au niveau du comportement de certains personnages (Scende, mais aussi et surtout la mère de Januel), qu’au niveau de la quête des Ondes et de leurs alliés. Des événements qui m’ont souvent surprise, mais pas toujours dans le bon sens. Certains personnages se sacrifient un peu trop facilement à mon goût, et sans réel motif d’ailleurs. Au final, mon personnage préféré reste Tshan, le seul que j’ai apprécié du début à la fin de cette trilogie.
Parlons de la fin justement : honnêtement, ma première réaction a été de me dire « nan mais vraiment, c’est fini là ? » Et finalement, après réflexion, elle n’est pas si mal cette fin, même si elle me laisse sur une impression un peu bizarre et un petit goût d’inachevé. En fait, un peu comme l’ensemble de la trilogie. Car comme je l’ai déjà dit dans mes précédentes chroniques sur les tomes 1 et 2, Mathieu Gaborit ouvre des dizaines de pistes tout au long du récit, pistes qu’il délaisse complètement… Ce qui pousse le lecteur à s’imaginer des choses qui au final n’arrivent jamais, et à se poser des questions tout le temps sur tel ou tel détail de l’univers, tel élément ou personnage qui apparaît à un moment donné pour ne plus jamais être évoqué par la suite. Tout ça a fait naître en moi un réel désir de connaître mieux cet univers, désir sans cesse déçu ! Je sais bien que c’est ce que l’auteur recherche : susciter l’interrogation, faire marcher notre imagination. Une recette qui avait d’ailleurs très bien fonctionné lorsque j’avais lu Chronique du Soupir, mais qui n’a pas pris cette fois parce que la frustration a été bien trop forte. J’ai au final eu la sensation de survoler l’univers alors qu’il valait la peine d’y consacrer beaucoup plus de pages que ce satané Januel ! Je me suis presque désintéressée de l’histoire pour me concentrer uniquement sur les éléments du décor, ce qui fait que j’étais presque détachée du récit sur la fin.
Je sors donc un peu déçue de ce dernier tome, sachant que je n’en saurai jamais plus sur cet univers. Toujours aussi difficile donc de donner une « note » indicative sur ce livre : un super univers, mais des éléments scénaristiques tantôt trop classiques, tantôt bâclés, et peu de personnages qui m’ont vraiment accrochés. Et surtout, cette énorme frustration de ne pas en savoir plus sur l’univers, frustration qui m’a suivie tout au long de cette trilogie.
  • Ce qu’il faut retenir :
Un troisième tome en demi-teinte, qui me conforte dans mes précédents avis : un univers génial mais terni par certains facilités scénaristiques et des personnages qui ne m’ont pas vraiment plus. Je ressort de ma lecture avec un sentiment de frustration persistant et la déception de voir toutes ces pistes ouvertes, pistes que l’auteur nous laisse le soin d’explorer à l’aide de notre propre imagination… Une trilogie à découvrir néanmoins pour son univers si particulier. Évitez cependant d’enchaîner les trois tomes à la suite, pour moi c’était un peu trop rapide, j’aurai aimé souffler un peu entre chaque opus !
 6/10
Un livre sympa, Trolle aime !

Les avis de mes co-lectrices :
Acr0 
Cerisia
Dup
Olya
Phooka

7 thoughts on “Le Roi des Cendres – Mathieu Gaborit”

  1. Même si je n'ai pas terminé le tome 3, je dois avouer que ton article me conforte de ne pas l'avoir fait !

    J'aurai voulu savoir, est ce que dans le tome 3, on retrouve les personnages des tomes précédents dont on entend plus du tout parler ? Genre les Montagnards, ou alors le Capitaine qui sauve les deux fillettes de l'auberge ?

    En tout cas, je me retrouve absolument dans ton article, un univers superbe, mais ça ne suffit pas, parce qu'à coté de ça, les personnages ne tiennent pas la route, et qu'on trouve pas mal de facilités dans la manière de traiter l'histoire.

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  2. Non on ne retrouve pas du tout ces personnages, d'ailleurs moi aussi j'aurai vraiment aimé retrouver le capitaine et les deux fillettes, je n'ai vraiment pas compris pourquoi on ne les revoyait pas dans la suite de l'histoire !

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  3. Okayyyyyyyyy … donc, ouai, je ne regrette pas du tout de ne pas avoir continué. Je trouve ça dommage, parce que les certains personnages sont survolés, alors qu'ils sont intéressants et ont du potentiels, on les voit évoluer quelques instants, et pouf, ils disparaissent. C'était l'un des gros points noirs que j'avais noté pour Bohème.

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  4. Je crois qu'on est toutes arrivée un peu à la même conclusion. Il y avait de quoi faire un livre vraiment génial et on a juste un livre passable et un peu décevant. Je n'ai pas non plus aimé ces personnages qui apparaissent et disparaissent sans cesse.
    Je trouve aussi que Tshan est le vrai héros de ce livre.
    Toutes ces pistes inexploitées m'ont vraiment lassées. par contre je suis contente d'avoir lu la trilogie d'un coup parce qu'en volume séparés je me serais arrêtée après le 2.

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  5. On les croise pas assez souvent à mon goût les Féals :/
    Ahah c'est vrai que le comportement de la Mère de Januel bascule assez vite et on a envie de lui mettre des claques 😀
    Ah je suis contente de lire que toi aussi tu trouves que les sacrifices sont trop fréquents.
    Yeah, moi aussi c'est Tshan mon préféré 😀
    Tiens, on a le même avis sur les ouvertures dans lesquelles il ne s'engouffre pas et ce sentiment de déception finalement sur l'ensemble de la trilogie.

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